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Point lambada de ma nostalgie.

Je stresse, je m’angoisse, je m’effarouche devant le chronomètre de mes jours. A chaque seconde, je note un changement. Le temps cours vers l’infini sans se soucier de ces déchirements lancinants qui résultent de sa course frénétique. Chaque fraction de seconde qui agonise abime en moi un atome, altère un neurone et exécute un espoir. Les aiguilles des horloges hantent mon existence, et leurs mouvements sont telle une lame aiguisée d’une guillotine. Une lame masochiste qui se réjouit de me faire peur, et d’éveiller les démons de ma frousse. Elle ne veut pas me décapiter et de libérer mon âme de sa prison. Non, je suis là allongé, roidi de froid de son regard et hagard devant la monstruosité de ses égards hypocrites. Elle distille en moi l’espérance d’une éventuelle fuite de son verdict. Cette lame descend au rythme maudit des secondes vers ce cou qu’elle va trancher tôt ou tard. Mais, elle ne veut pas se précipiter et concrétiser la prophétie. Cet oracle auquel je tenais autrefois, avant de découvrir la lâcheté de ce temps et ses aiguilles assassines. Ce voleur de rêves et de souhaits. Cet arnaqueur qui te promet la délivrance, au même moment qu’il te jette dans l’oubliette. Cet ennemi juré des humains déguisé dans les habits d’un ami. Ce maudit temps qui ne cesse de me jouer des tours. Il m’a subtilisé mes moments de bonheurs en courant sans halte vers ma dépression. A peine qu’une joie se pointe, que voilà ; il est là pour dévorer sa longitude et raccourcir son existence. Il a transformé mes bonheurs en des souvenirs, mes souvenirs en nostalgies, et mes nostalgies en des sensations tristes. Cette tristesse qu’il enjolive avec de faux espoirs, de faux mondes. Ce genre de mondes où nos amours sont encore vivants, où nos espoirs brillent de mille feux. Ce monde d’illusion qu’il éclaire avec des lumières astrales. Ces astres, étoiles dont la lumière nous guide encore, malgré leur anéantissement mille fois millénaire. Nos nostalgies ; ne sont-elle pas la parfaite illustration de ce jeu cosmique. La nostalgie n’est-elle pas la lumière d’un sentiment évanoui ! Un sentiment parti à jamais. Une sensation que le temps assassine sans daigner enterrer. Ce pestiféré du temps qui nous ravit le réel pour en faire un mirage qui va nous torturer doucement, et que nous allons appeler nostalgie de la belle époque, nostalgie d’un amour, nostalgie d’une mère, d’un père , d’un frère. Là devant la lame tranchante du temps qui me refuse la délivrance de ce jeu macabre, où les fantômes d’êtres chers disparus tôt de ma vie sont l’objet de mes délires. Je reste stoïque devant cette guillotine rouillée dont le mécanisme est obstrué par mes souvenirs que le temps ne cesse de nourrir d’illusions pour alanguir l’exécution de la sentence. Je suis à la recherche du mon présent, je veux séparer ce temps en deux. Je veux fuir ce passé et négliger le futur. Je veux me libérer des illusions de la nostalgie et de vomir mes souvenirs. Je veux arnaquer l’avenir en annihilant mes espoirs. Ce n’est qu’à ce prix que je serais un homme libre tel un oiseau. Un homme sans passé et sans avenir. Vivre mon présent et me délecter de la stagnation du temps.



Un regard vers mon passé

Un regard sur le passé
Au milieu de l’inconnu je courais de toutes mes forces sans se soucier des signaux de défaillance que m’envoyait mon cœur. J’étais comme un hère qui ne pouvait admettre de sitôt sa déroute, je courais encore et encore sans me retourner vers l’avenir en essayant de fuir mon présent. Fuir l’immédiat pour rattraper un passé lointain. Je me hâtais de retrouver les moments heureux de mon enfance qui n’était qu’une pagaille. En courant vers mon passé, je sentais en moi une euphorie galopante se saisissant de moi délicatement. Au long du chemin de mon passé jalonné d’épreuves et de contraintes, j’ai pu reconnaitre des êtres chers que j’avais abandonnés durant mon odyssée vers le futur, vers l’avenir que tout le monde me disait heureux et radieux. A un tournant décisif que jadis je franchis avec véhémence pour m’en sauver, mes yeux furent éblouis par l’éclat de ce lieu ; la majesté de ses lumières. Naguère ce tournant m’était un enfer, un obstacle, une entrave entre ce qui fut moi et l’avenir chimère que je poursuivais. Je m’arrêtai brutalement comme si une force invincible m’immobilisait pour me forcer à contempler la perle qui irradiait ce lieu ; la source de ces lumières étincelantes qui aveuglaient mes yeux. Un sentiment que je croyais parti à jamais renaissait en moi, je l’ai reconnu à ses signes qui ne trompaient pas. Une dose d’adrénaline immense faisait battre mon cœur frénétiquement, et toutes sortes de sentiments joyeux revisitaient les geôles sombres de mon être les transformant en des rivages ensoleillés où la joie déambulait nue devant l’immensité de l’océan de bien-être. J’étais passé par là pourtant, et c’était mon lot de joie que j’ai laissé derrière moi pour chercher un bonheur accompli. Ce lieu ne représentait qu’un instant de mon passé. La source des lumières n’était qu’un lieu que je connaissais si bien un certain temps. C’était le socle d’un chêne où je venais me reposer et contempler l’univers. C’était mon lieu préféré où je fuyais ma vie présente d’autrefois pour me plonger dans les promesses alléchantes d’un bel avenir. C’était là que j’avais pris la décision de quitter mon village pour poursuivre un rêve. Le poursuivre à tout prix. A ce temps là, je ne pensais jamais au prix à payer. J’étais aveuglé par les illuminations d’un futur que je voulais rayonnant. Et tout me paraissait débilité devant la grandeur de l’objectif à atteindre. C’était ici que j’ai décidé de rompre avec le réel et de fermer hermétiquement les portes de mon cœur. Ce cœur qui fut harassé d’aimer. L’amour fut l’obstacle majeur qui me séparait de mon futur. C’était ici que je l’ai laissé mourir au froid atroce de l’oubli et de l’ingratitude. Je m’en séparais comme d’un lourd fardeau qui m’allait noyer dans l’océan de l’échec. Je l’ai jeté avec dédain pour m’assurer de sa mort. Mais hélas, en le vouant à une mort abjecte, il continue éternellement de vivre, et d’illuminer les chemins tumultueux de mon passé. En le chassant de mon cœur, il a survécu quelque part. Quelqu’un avait su le nourrir de ses larmes, et le ravir à l’oubli. La lumière qui m’aveuglait n’était autre que mon ce noble sentiment. Mon amour que j’ai sacrifié à l’autel de la grandeur……………………………



L’ane qui s’est pris pour un cheval

Un jour un âne se voyait cheval
Il s’est félicité de sa destiné
Il se voyait à l’écurie royale
Chatoyé chaque matinée
Le foin abonde et les amis
Le croyaient cheval de bonne lignée
Un jour ; le voila le prince et son épée
Il comptait l’amener à la dure mêlée
L’âne cheval ; feignait la maladie ;
Et ainsi la ruse fonctionnait à chaque fois…………
Le prince, un jour murmurât à son valet
Si demain, le cheval est claudicant, aiguise ta dague.
On va festoyer, le sacrifiant aux génies de vagues
Le porc, a entendu ce murmure ; vite au cheval, il dit
Demain tu passeras si t’es pas guéri
Le lendemain, le cheval, céda sa croupe
Le prince ainsi, s’est vu très heureux
Au sacrifice du proc, le cheval est bien portant ;
Le porc s’est réveillé ; et l’âne se voit toujours cheval.

Amel Tanit



A toutes les femmes

Le cœur gémit, et frissonne.
La lune s’en va et fredonne.
Mon astre s’éclipse, se noie.
Le voilà parti loin, je le vois.
La vie me trahit, et l’amour.
Se moque de moi ; glamour.
Veut me séduire et me tenir.
Lié à ses chaines, pour gémir.
Fini l’époque du verbe aimer.
Souffrir, gémir, et pardonner.
Je suis un poison encore létal.
Fait à servir, aux fleurs de mal.



Je revois – Un slam à Haizer -

Je revois…

Je ferme les yeux…
Et je revois mon beau village.
Venant de Bouira, de ces chemins qui montent,
Je dépasse Taghzout, Tikboucht et Tiksra…
Et voilà la mosquée!
J’entends alors l’appel à la prière tonnant
A l’accent kabyle
L’ accent au timbre inimitable.

Je passe par ce qu’on appelle là, « la place ».
Des centaines de regards qui ne te lâchent,
Des enfants de par tout, des grands et des petits.
Ils te regardent…
Et ils ne cessent de te regarder tant que tu es là,
Sentir peut-être, une présence féminine,
Ici là où elle se fait rare!
De notre école primaire,
Je garde l’image de magnifiques arbres d’eucalyptus
Coupés, malheureusement; sans aucune pitié.
On aurait pu en garder au moins un spécimen
Pour se rappeler de ce bon souvenir quand même.
Je me vois encore toute petite,
Entraîne de courir…
Ici dans ces mêmes rues parsemés de cailloux,
Pour m’acheter une glace ou un bonbon à pieds nus.
J’entends encore les cris d’écoliers
En sortant de l’école Amzal Ali
Et plus tard, du Collège Aigoun… Ali.

Grand grand hommage à ce village
Qui me manque à chaque instant
Et auquel, toujours, je pense.
Et un grand azul à chacun de ses habitants

Par: Souad (une des filles de Haizer



A un amant – Haizer -

Pour moi tu écris de beaux mots ; des pages !
Sens puéril ! Pas des paroles d’un sage.
Amour te fait parler, et tu envies un passé.
La muse t’as fuit, que des mots entrelacés.
L’ardeur d’une strophe ; où le sens prime.
Asphyxié ton poème, prisonnier d’une rime.
Racoler une âme, pétrifiée et ensevelie sous tes traces.
Une fleure foulée, endeuillée, n’a pas besoin de grâce.
Haletante autrefois, te cherchant parmi les êtres.
Souffles sur mes cendres, morte, je ne peux renaitre

Amel Tanit



Ma plume n’en peut plus – Haizer -

Venez voire ma plume qui saigne
Et ce cœur fêlé qui pleure
Venez déchiffrez mes signes
Et ces larmes qui crient douleur
La feuille que je veux salir
Pour celui qui veut partir
N’en veut plus sentir mes maux
L’encre a changé couleurs
Il devient blanc de pâleurs
Il veut plus écrire mes mots
Mon cœur appelle au secours
Il veut plus me faire la cour
Celui que je chérisse, me quitte
L’amour me fuit et me blesse
Je le prends ou bien je le laisse
Ce sort qui me fait sourire ………..Bizarre.
Amel Tanit n Haizer



Un amour fou – Haizer vous salue –

D’en bas en haut ; j’aime te sentir.
Un vif assaut ; t’aimer, t’anéantir !
Ce cœur qui gémit, que tu aimais.
Brule au vif, se lacère, et te sourit.
Plaies ou joies, c’est en ton nom.
Qu’il bat et vit, mauvais et bons.
Ne dit jamais, le songe est triste.
Il meurt le jour, les nuits existent.
Maudit le temps, qui joue des tours.
Enfant terrible, souille les amours.
Je t’aime toujours, je serais à toi.
Pudique d’amour, mais hors la loi.
Souvenirs atroces, d’un départ gai.
La joie maudite, infecte les plaies.
Pardonne-moi, tous tes malheurs.
Ne penses à rien, plus de valeurs.
L’amour est maitre, juge et bourreaux.
Délire d’une femme, prise d’un annaux.

Amel Tanit – Une amoureuse – De HAIZER.



l’amour raté !

J’aime les nuits ; ombres de mon passé, vivantes.
Ombres, que mes ténébreux rêves épouvantent.
Délire d’une âme qui fuit le présent qui punit.
Livrés aux craintes insensées des hivers infinis.
Emotions figées aux recoins d’un sourire affreux.
Genèses d’un mal qui me renomme malheureux.
Silhouette d’une idylle autrefois harmonieuse.
Me rends les éloges d’une vie ; autrefois bien heureuse.
Un vide sidéral qui aspire le temps, les lieux.
A laissé ton amour, l’auréole, la couronne des dieux.
Le sceptre qui fait loi, se dégringole dans l’abime
Ton prince prévu roi, se déshonore dans le crime
Je suis le Halo d’un astre, mon bonheur est illusion
Je serais un trou noir, je cesse et toutes mes fusions
Je te procure plein de charme ma bienaimée d’autrefois
Contemple l’astre qui part, ton cœur aura pleine de joies.



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